La semaine de Mlle Camille
Et encore une semaine à Edina. Une ! Une semaine encore pleine de surprises et d'émotions.
"Mademoiselle Camille" et ses first grade
Lundi, arrivée dans ma classe (toute heureuse et avec une crêpe au sucre pour ma prof), mais pas de prof. Hope était malade, une professeure américaine ne parlant pas un mot de français la remplaçait. J'ai senti que cette journée allait être amusante. C'était chouette d'avoir sa classe et toutes les responsabilités. J'ai presque tout fait puisque la professeure ne pouvait ni leur parler en français, ni comprendre leurs exercices. J'ai simplement adoré cette journée. Je me suis rendu compte du chemin parcouru pour moi en quelques 18 jours de cours (on les compte avec les enfants tous les matins, ce n'est pas moi qui fait une croix sur mon mur !). J'ai vu que toutes ces routines sont intégrées et que l'apprivoisement mutuel entre la classe et moi suit son cours.
Et puis Hope est revenue. La semaine a suivi son cours avec des élèves dynamiquement en forme... J'ai ouvert un carnet de bêtises, ma classe me fait assez rire pour en remplir plusieurs en une année. Entre un enfant qui ira à l'infirmerie puis chez le médecin pour avoir caché un bout de papier dans son nez et un autre (ah non, le même en fait) qui se servira de sa gourde comme une bombe géante dans le couloir, mes nerfs ont lâché. Vous savez ce genre de fous-rire nerveux qui arrivent au moment où vous devez être le plus sérieux du monde. Perte de crédibilité imminente ! Mais petit à petit, à force de batailler, de ne jamais lâcher prise, je suis sûre que ça ira mieux. Les premières semaines dans cette classe seront forcément dures. D'une part parce qu'il s'agit du first grade et que c'est le niveau où les enfants apprennent ce rythme de travail tout nouveau pour eux et d'autre part parce qu'on a réuni tous ceux qui n'arriveront jamais à tenir assis sur un tapis plus d'une minute sans que ça dégénère ! On y arrivera, c'est mon challenge de cette année.
Rires et joyeux chahut entre interns
- autour d'un hamburger simplement interminable
- dans une boutique de déguisements d'Halloween (ça promet !)
- durant notre cours de pédagogie du mercredi à jouer à un jeu avec des bonbons. De vrais gamins.
- dans le bus scolaire de Laura où nous sommes montés pour se rendre chez elle, un soir. Les enfants n'avaient presque plus de place, le chauffeur communiquait avec nous avec le micro, on lui répondait, amusés.
- allongés sur le tapis à écouter Aurélie jouer Amélie Poulain sur le piano de Laura.
Notes de la semaine :
- Ne jamais aller chez le coiffeur les mains dans les poches en comptant qu'une force supérieure vienne à notre secours au moment de l'explication dans cette langue encore étrangère pour moi. Echec. Si je tire dessus ça repoussera plus vite ?
- Il va faire froid à Edina. Ca commence... J'ai déjà sorti mon manteau d'hiver. Quand j'ai dit que c'était mon manteau d'hiver en France, beaucoup ont ri. Il va faire froid, je le remplacerai bientôt...
- C'est drôle de donner des cours de français au fils de 17 ans de ma prof, capitaine de l'équipe de football américain d'Edina. Le plus amusant est, je crois, de se faire raccompagner en voiture par son élève à la fin du cours.
- Ca fait plaisir d'aller voir un Klapisch au cinéma et de retrouver cette culture française si particulière le temps d'un film.
- Les cookies maison font vraiment partie de mon top 10 de cette culture américaine.
- Penser à trouver un projet pour l'année prochaine. Envie d'ailleurs, encore...
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